Trucs et astuces



Traitement poussé pour tous :
Qu'est ce que c'est? Pourquoi le faire? et Comment le faire?
En photo, nous disposons de nombreuses sensibilités et donc, nous avons accès à tout un éventail de pellicules. La technique qui consiste à pousser une pellicule est applicable autant au noir et blanc qu'à la couleur. Cependant, Je ne vais aborder que la partie noir et blanc.
Qu'est ce que c'est "pousser une pellicule"?
Pousser une pellicule consiste à obtenir une sensibilité supérieure à la sensibilité officielle de la pellicule dont on dispose. Par exemple, on souhaite avoir une pellicule de 3200 iso (photo de nuit par exemple) mais l'on ne dispose que de pellicules de 400 iso. Pousser la pellicule de 400 iso à 3200 iso permet, dans les limites du raisonnable, d'obtenir des résultats intéressants et exploitables alors qu'une 400 iso exposée normalement n'aurait rien donné. Il faut savoir que certaines pellicules se prettent mieux à ce jeu que d'autres.
Pourquoi le faire?
Nous venons de le voir précédemment: disposer d'une 3200 iso quand on n'a qu'une 400 iso. Dans des cas comme des prises de vue en intérieures, en concert, dans un musée ou des églises (quand les photos sont autorisées) et ce, sans flash (qui écrase les visages et détruit souvent l'ambiance qui se dégage d'un sujet), on peut pousser une pellicule.
Les photos de nuit s'y prettent particulièrement bien.
On obtient un résultat plus granuleux que les pellicules estampillées 3200 iso du marché mais ils sont tout à fait exploitables.
Pour ma part, mon intérêt à effectuer cette demarche est que je monte moi même mes pellicules (cf l'article sur ce sujet) et je dispose de 2 sensibilités (100 iso et 400 iso). J'utilise donc ces pellicules pour des sensibilités de 50 à 3200 iso en fonction des usages.
J'expose la 100 iso de 50 à 200 iso, et la 400 iso de 400 à 3200 iso.
Cela devient à l'usage très économique.
Exposer une pellicule 100 iso à 50 iso équivaut à avoir effectué une surexposition d'un diaphragme. Ce qui peut servir si l'on fait des portraits pour effacer les petites imperfections de la peau, ou encore dans le cas de photos en montagne où l'appareil mesure la lumière ET les UV en même temps et donc, fait souvent une sous exposition automatique, qui devra être corrigée par une surexposition manuelle. Bien entendu, le cas est identique si l'on expose une pellicule 400iso à 200 iso.
Comment le faire?
Tout dépend de l'appareil dont vous disposez (reflex ou compact) et de la pellicule que vous utilisez (achetée ou montée soi même). Mais dans toutes les situations, vous pouvez accéder à cette technique.
Vous avez un reflex.
La plupart disposent d'un réglage de la sensibilité automatisé (codage DX: voir l'article) qui peut être désactivé. Que ce soit une pellicule achetée ou montée soi même, il suffit de passer en codage manuel de la sensibilité. Pour cela, il faut se référer à votre notice: chaque appareil photo étant différent. Mais tous les réflex savent faire ça; des plus anciens appareils mécaniques aux plus modernes. Sauf quelques très rares, (je suis déjà tombé sur un nikon qui ne dispose pas de cette faculté, je crois que c'était le F60: celui là règle à 100 isos'il ne detecte pas de codage DX) auquel cas il faudra suivre la demarche des appareils photos compacts.
Vous avez un compact ou un reflex qui ne dispose pas de codage manuel.
Vous aurez besoin d'un couteau ou papier de verre, d'une imprimante et d'une feuille A4 autocollante pour imprimante.
Dans ce cas, il faut distinguer les personnes qui achetent leurs pellicules et ceux qui les montent. Dans tous les cas, il va falloir trafiquer la pellicule, l'une définitivement, l'autre sera réutilisable.

Il sagit de simuler un faux codage DX (donc automatique) en lieu et
place du vrai.
Ici, on voit bien le codage sous forme de code barre
métallique.

Il faut tout d'abord gratter la pellicule de peinture au niveau des
contacts métalliques pour obtenir une zone complètement métallique.
Toutes les zônes numérotées ci-contre doivent
On peut utiliser pour cette opération un couteau ou du papier de
verre au choix.
Il faut que tous les contacts soient complètement métalliques. Dans
le cas d'une pellicule montée où il est difficile de voir
exactement à quel endroit gratter, le faire de manière très très
large, cela n'a aucune incidence sur le résultat.
Une fois les contacts dégagés, nous allons imprimer l'autocollant
qu'il va falloir coller sur la pellicule.
il faut le choisir le modèle parmi les suivants (ou en créer
d'autres a partir du fichier source):
Une planche pdf
préfaite
Détail pour chaque sensibilité utilisée
100 iso 125 iso 200 iso 400 iso 1600 iso 3200 iso
Ces fichiers sont créés à partir du codage DX internationnal.

Les parties en noir sont à évider pour créer les contacts
métalliques.
La plupart des contacts en bas a droite sont inutilisés, donc je
n'ai pas trouvé l'utilité de s'embêter avec ça. Les contacts
importants sont les contacts de 1 à 7 (ou 1 à 6 et le contact A
pour le tableau ci-dessus)
Tous les fichiers sont au format 3,5 x 7,5 cm en 300 dpi à
imprimer sur une feuille autocollante.
Découper selon le contour extérieur de l'autocollant et évider
précisément les parties noires.

En haut du fichier autocollant, il y a
une partie qui dit de le coller au fond: il faut bien le caller
dans le creux pour que l'espacement soit entre les contacts soient
exacts. Puis enrouler jusqu'au bout.
Le résultat est le même pour une pellicule officielle et une montée
au mètre.
Le développement.
Il suffit de suivre les instructions des révélateurs des
fournisseurs si vous le faite vous même, si vous essayez cette
technique sans avoir jamais développé de pellicule vous même, allez
porter votre pellicule dans un labo qui acceptera de vous pousser
votre développement (ce qui est indispensable après une pellicule
exposée de cette manière): il faut donc leur demander d'effectuer
un traitement poussé de votre 400 exposée à 3200 iso. on parle
aussi de Push Process.
Une 400 exposée à 3200 se dit: "400 iso avec PP+3", càd poussée de
3 valeurs ou 3 diaph (400->800; 800->1600;
1600->3200)
Une 100 exposée à 200 se dit: "100 iso avec PP+1", càd poussée de 1
valeur (100->200)
Une 100 exposée à 50 se dit: "100 iso avec PP-1", càd poussée de -1
valeurs (100->50): ici, on demande un sous-développement (bcp
plus rare).
Avec cette technique, il n'y a plus qu'a acheter du film au mètre,
faire soi-même ses pellicules, et préparer ses cartouches selon
cette technique pour le cas où on ne peut pas prendre le reflex
mais se contenter de notre compact de secours, sans perdre toutes
nos possibilités.
Vous ne savez pas avec quelle pellicule
commencer?
Prenez une ilford HP5+, c'est une 400 iso très souple d'emploi que
j'expose facilement à 3200 et que je développe dans du microphen ou
du LC29 au choix, en fait en fonction de ce qu'on trouve en
magasin.
C'est un duo simple et sûr. peu d'erreurs.
Même chose pour la TriX qui se prete assez bien à ce jeu
aussi.
ATTENTION: les nouvelles pellicules Tmax et Delta de Kodak et
Ilford sont très sensibles aux traitements poussés et donc se
prêtent moins bien à cette gymnastique (traitement poussé de 1
voire 2 valeurs max).
Monter soi même sa pellicule
Monter soi-même sa pellicule, celà permet, outre de faire des économies, d'avoir toujour la pellicule qui faut quand il le faut. Tu as besoin de 12 poses seulement, ou une pellicule de 36 poses, pas de problème puisque tu monte toi même une pellicule qui correspond à tes besoins. En fonction de la luminosité aussi, plus besoins d'avoir une 200, une 400 et une 3200 ISO sur soi, avec une seule pellicule de type ILFORD HP5+ (400 ISO de sensibilité nominale) tu peux pousser la sensibilité de la pellicule pour simuler une 800, 1600, ou encore 3200 ISO (voir dossier à venir).
Matériel nécessaîre:
• du film au mètre
• du scotch (comme celui utilisé pour le masquage en peinture) ou du sparadrap
• des ciseaux
• des cartouches vides en plastique ou métaliques (se trouvent dans les magasins spécialisés)
• une bobineuse (facultatif)



ATTENTION: Toutes ces étapes se font dans le NOIR COMPLET (Pas de lumière inactinique: noir, c'est noir). Il faut donc bien repérer où vous avez posé votre matériel.
Pour la bobineuse: seule l'étape d'insertion des 17m ou 30m de film est à faire dans le noir. C'est là tout l'intérêt d'un appareil de ce type: on monte une pellicule en pleine lumière une fois l'appareil chargé.
Revenons à la méthode sans bobineuse.
C'est en fait la manœuvre inverse qu'au moment du développement.
Il faut d'abord ouvrir la cartouche sans perdre le couvercle.
(préférer les cartouches métalliques qui s'usent plus vite mais qui laissent le film mieux se dérouler dans l'appareil)
Il faut aussi préparer l'axe de la cartouche avec le morceau de scotch, en faisant bien attention au sens de rotation du film autour de cet axe: il n'y a qu'un sens possible.
NOIR COMPLET
On éteind la lumière.
Puis on ouvre la boite du film au mètre et on fixe le bout du film au scotch de l'axe (attention au sens).
Il faut ensuite glisser le film entre les deux lèvres de velours de la cartouche et en refermer le couvercle.
Tirer une bonne longueur de film de la boite (cette étape déterminera si la pellicule fait plutôt 10, 20, ou 30 poses) puis couper le film au niveau de la boite.
Tout de suite bien ranger le film dans la boite et la refermer.
Enfin, rembobinner la pellicule en prennant soin de laisser un bout dehors qui servira d'amorce.
Rallumer la lumière.
A l'usage, vous aurez des points de repères pour savoir de quelle longueur est votre pellicule. Pour ma part, je tend le bras et coupe la pellicule au niveau du bassin. J'ai une pellicile qui fait environ 30 poses. Mais ca dépend de chacun.
Petites astuces au développement

Le développement, bien qu'une étape très importante de tout le circuit photographique, a souvent été mal aimée.
A cause de sa rigueur, du coté répétitif et moins créatif que la phase de tirage.
Donc développer, une corvée?
La pellicule qui s'enroule sur elle même au moment de l'insérer dans la spire…
la pellicule qui bloque pendant l'enroulement dans le noir…
etc..., nombreux obstacles qui nous ont tous posé un jour ou l'autre quelques problèmes et quelques crises de nerfs.
Alors, je n'ai pas la prétention de savoir la marche a suivre mais je vais partager avec vous mes quelques astuces pour éviter certains soucis.
Enroulement de la pellicule dans la spire.
Je n'utilise pas de décapsuleur, car je ne détache la pellicule de sa capsule qu'une fois toute la pellicule insérée dans la spire.
1) J'utilise un extracteur d'amorce.

avec l'extracteur d'amorce, je récupère l'amorce que je vais insérer dans la spire, tout en gardant la cartouche au bout pour lester la pellicule et donc éviter son enroulement sur elle même. Attention à ne dérouler QUE l'amorce et pas le reste (au risque de voiler toute la pellicule)
2) Découpe des bords

Avant d'introduire l'amorce dans la spire, il faut bien entendu la couper perpendiculairement au sens de la longueur. Mais en plus, il est pratique de couper en biseau les bords. De cette façon, la pellicule ne bloque presque plus dans la spire.
3) Introduction de la pellicule
Dernière astuce: l'introduction de la pellicule peut donc débuter en pleine lumière, ce qui évite de chercher le sens d'introduction lorsqu'on a oublié la position dans laquelle on a laissé la spire. On introduit donc le début de la pellicule jusqu'aux billes d'arrêt de la spire . Dans ce cas, la pellicule est en place pour l'enroulement complet.
Et là: NOIR COMPLET
4) Enroulement final

Une fois dans le noir, tout est prêt. Il suffit alors de dérouler petit à petit la cartouche afin qu'il n'y ait jamais trop de film à l'extérieur pour ne pas qu'il s'enroule sur lui-même. De cette façon, l'introduction de la pellicule dans la spire se passe au mieux, et d'une facilité déconcertante.
Une fois le tout dans la cuve de développement, fermée et étanche à la lumière, on peut rallumer.
Et là, je n'ai plus d'astuces pour vous... en ce qui concerne la suite du développement.
A vos cuves!!!
WHAt the hell is LOMO ?
LE LOMO ... c'est l'abréviation de "Leningradskoje Optiko Mechanistschéskoje Objedinénie" (="Union des Optiques et Mécaniques de Léningrad"). C'est un étonnant petit appareil compact soviétique. Son objectif, conçu par le Professeur Radinov s'adapte à toutes les situations.

On obtient avec cet appareil des images aux couleurs saturées, et parfois une impression de flou et de vignetage sur certaines parties de l'image.
En fait c'est un appareil à prendre partout sur soi, pour enregistrer des détails ou des scènes anecdotiques de la vie, C'est surtout l'effet d'instantanéité qui compte : un rire pris sur le vif, un chien qui passe, un paysage. Les images made in Lomo sont presque hasardeuses, uniques.
Si cela vous interesse n'hesitez pas à visitez un des nombreux site disponibles.
http://www.2lazy4.com/
http://eccelomo.free.fr/
http://www.lomovirtualis.com/
Dossier Eric Auv
Who is "Holga"
Tout comme le LOMO, le HOLGA est ce qu'on appelle un « joycam » (un appareil-jouet en gros...). Avec ce genre d'appareils n'est pas recherché la technique mais plus la spontanéité, l'instantané.

Avec le Holga, on obtient aussi des images très saturés et très vignetées ce qui donne « l'effet tunnel ». On obtient en plus des images carrées, ca change un peu. A utiliser sans limites !
Si vous voulez plus de détails, n'hesitez pas à demander !
http://www.toycamera.com/ag/
http://www.bulbe.com/fr/themes/appareils-gadgets/holga.php
http://www.holga.net
Dossier Eric Auv
Les Filtres en Noir et Blanc

ATTENTION, seul le filtre polariseur est utile sur un argentique, les filtres de couleur pouvant se corriger directement sur l'ordinateur.
Les filtres ont la particularité de stopper une partie des longueurs d'ondes correspondant à leurs couleurs complémentaires. Ils laissent passer les longueurs d'ondes correspondant à leurs propres couleurs.
Donc, ils atténuent leur propre couleur tout en renforçant leur couleur complémentaire.
Un filtre très foncé absorbe plus la lumière qu'un filtre clair, d'où on obtient un négatif moins opaque qui permet d'obtenir un tirage avec une gamme de gris plus denses.
Filtre jaune.
Le filtre jaune contraste les nuages et atténue légèrement le voile athmosphérique . Il est aussi utilisé pour le protrait pour éclaicir les visages et les cheveux blonds, tout en atténuant les taches de rousseur et certains petits défauts de la peau.
Filtre orange.
Le filtre orange possède les mêmes propriétés que le filtre jaune mais avec un effet plus marqué.
Filtre rouge.
Le filtre rouge donne un caractère dramatique. Le ciel se contraste alors en devenant presque noir. Par opposition au ciel, les nuages deviennent plus brillants, alors que le voile athmosphérique se trouve très fortement atténué. Le filtre rouge donne aussi à vos photos un effet de clair de lune en plein jour.
Filtre vert.
Le filtre vert permet d'améliorer le contraste des étendues vertes et ainsi la différenciation des plans dans l'image. Il est aussi utilisé pour le protrait en assombrissant légèrement la couleur de la peau et des lèvres.
Filtre polarisant.
Il a pour effet d'éliminer les reflets et de saturer les couleurs. Il existe 2 types de filtre polarisant (leur effet est identique) :
- Le filtre polarisant circulaire est destiné aux appareils reflex autofocus (modernes) car certains d'appareils utilisent pour la mesure de l'exposition un miroir semi-transparent qui se comporte comme un filtre polarisant. L'emploi d'un filtre polarisant circulaire évite une seconde polarisation par le miroir semi-transparent ce qui conduirait à une mesure de l'exposition erronée.
- Le filtre polarisant linéaire est destiné aux appareils à mise au point manuelle.
Tâches et rayures sur les négatifs N&B
Que faire lorsque des tâches de séchages apparaissent sur des négatifs?
Et comment éviter des rayures sur les négatifs en voulant les racler pour enlever l'eau?
Matériel nécessaîre:
Pour le dernier lavage, remplacer l'eau de lavage à nouveau par une eau déminéralisée, quelques gouttes d' agent mouillant, laisser 30-60 secondes, sortir le film délicatement de la spire.• eau déminéralisée ou peu minéralisée (VOLVIC®)
• agent mouillant
Le suspendre dans une pièce à l' abri de la poussiere (une cabine de douche est parfaite) attendre 30-40 minutes puis mettre le plus vite possible le film sous pochette.
Plus le film reste exposé, plus il risque de prendre la poussière...
Pour eviter les rayures, ne rien utiliser! Bien laisser l' eau s' égoutter d' elle même. En fait, après avoir retiré le film de la spire, le replonger dans l' eau + agent mouillant pour bien l'imprégner avant de le suspendre.
L' utilisation d' eau demineralisee est surtout conseillée pour le dernier lavage et le bain agent mouillant reduit déjà de beaucoup les potentielles traces de calcaire ou autres...
Fabrication d'un Sténopé...
Prendre le contre-pied de là technologie en fabriquant son propre appareil est un rafraîchissant retour aux sources. Que vous ayez la fibre bricoleuse ou que vous recherchiez le maximum de précision, voici deux solutions à tester cet été.

Temps de pose
Avec son trou correspondant à un diaphragme d'environ f:150, le sténopé demande des temps d'exposition assez longs.?. Avec un film de 400 ISO, vous pouvez partir sur les bases suivantes, valables pour le sténopé Olpe et pour le "fabriqué maison" en position grand-angle. (En position télé, doublez les temps) :
Plein soleil : 2 s
Soleil voilé : 4 s
Temps couvert : 15 s
Intérieur : 30 s à 1 mn.
Ces temps sont indicatifs. Vous les affinerez avec l'expérience et le sténopé fait montre d'une étonnante latitude de pose. N'hésitez toutefois pas à braketer en surexposition, c'est-à-dire en doublant les temps d'exposition, voire en les quadruplant en intérieur.
Pour renforcer l'aspect ludique du sténopé "maison", nous avons conçu un appareil de format 4,5x6 cm, équipé d'un zoom (à notre connaissance le premier du genre...), couvrant approximativement une équivalence de focales 40-70 mm ! Nul besoin d'outils sophistiqués pour fabriquer ce sténopé : sa réalisation tient davantage d'une activité de travaux manuels que d'un bricolage d'expert. Le constituant de base est du carton d'une épaisseur de l mm.
à vos cutters!

Commencez par découper au cutter une bande de 394x40 mm. Pratiquez ensuite de légères incisions, dans le sens de la largeur, à des distances respectives de 67 mm, 197 mm et 264 mm d'un des bords. Percez la petite ouverture d'environ l cm de diamètre qui recevra l'axe de bobinage du film. Son centre est à 13 mm de deux bords adjacents d'un des rectangles de 40x130 mm obtenus après pliage.

Pliez ensuite la bande de façon à obtenir une armature rectangulaire de 67x130 mm que vous refermerez à l'aide de papier kraft gommé. Renforcez chaque pliure avec le kraft. Le trou de bobinage indique le côté "dos" du sténopé. Découpez maintenant un rectangle de 66x 183 mm. Faites deux incisions à 27 mm de chaque bord sur une des faces du carton, puis deux incisions à 54 mm de chaque bord . sur l'autre face. Taillez, au centre du rectangle, une fenêtre verticale de 55x45 mm. Pliez les incisions à 90" et collez le cavalier ainsi formé dans l'armature déjà réalisée.

Attention : la fenêtre, qui sert de guide au film, doit se trouver à environ 2 mm du bord de l'armature, côté dos. Si vous l'installez trop près du bord, le film risque d'avoir du mal à défiler. Les logements créés de chaque côté de la fenêtre recevront les axes débiteur et récepteur du film 120.

Attaquons-nous à présent au corps du "zoom" ! Découpez un rectangle de 204x 40 mm. Sur le sens de la largeur, incisez à 56 mm, 102 mm et 158 mm d'un des bords. Pliez, fermez, collez et renforcez les pliures au kraft gommé. Recommencez cette opération sur une bande de 216x40 mm, les incisions étant cette fois à 58 mm, 107 mm et 165 mm d'un bord. Pliez la bande autour du tube précédemment fabriqué de façon à l'enrober, puis assemblez ses extrémités au kraft. Les deux "tubes" à section rectangulaire doivent être bien ajustés, mais coulisser facilement l'un dans l'autre.
Le sténopé prend corps

Découpez un rectangle de 70x132 mm, percé en son centre d'une fenêtre verticale de 53x63 mm pour le passage du "zoom" (vérifiez vos cotes en posant le zoom sur le carton), et collez-le sur l'armature pour former la face avant du sténopé. Glissez le zoom dans la fenêtre de face avant, puis fixez le tube intérieur autour de la face interne de la fenêtre du film.

Préparez un rectangle de 130x192 mm. Pratiquez des incisions à 30 mm de chaque bord. évidez les coins pour obtenir, après pliage, le couvercle arrière du boîtier. Percez une petite ouverture de l cm de diamètre, au centre de la longueur et à 5 cm d'un des bords, qui servira à visualiser les numéros de vues. Prévoyez également un perçage qui viendra en coïncidence avec le trou de bobinage.
Tous ces éléments étant assemblés, vaporisez une couche de peinture en interne, préserver le contraste et minimiser le risque de voilage par réflexions internes.
Le perçage de "l'objectif"

Reste à réaliser le trou "objectif' du sténopé. C'est là que tout se joue : de sa précision dépend la définition des images obtenues. Découpez un rectangle de 60x53 mm, au centre duquel vous éviderez une fenêtre carrée de 2 cm décote. Taillez ensuite un carré de 3 cm de côté dans du papier d'alu ou dans le plastique qui protège les films 120. Avec du scotch, tendez-le bien sur la fenêtre.
Piquez-y franchement une épingle, tenue bien verticalement. Contrôlez votre "objectif' en le regardant face à une lumière, si possible à la loupe. Le trou doit être circulaire et régulier. S'il vous semble trop approximatif n'hésitez pas à recommencer. Collez à présent le cadre du trou sur l'avant du corps du "zoom". Pour finaliser le sténopé, réalisez des glissières qui protégeront les trous de l'objectif et de bobinage, ainsi que la fenêtre des numéros de vue. Il suffit de superposer en encorbellement des languettes de cartons de 3 mm et 4 mm de largeur, de chaque côté de l'ouverture à protéger. Une fois ces languettes collées bien parallèlement, découpez le volet qui viendra y coulisser. C'est maintenant l'heure des travaux pratiques ! Le pas à pas ci-dessous, valable également pour le sténopé Olpe, vous indique la marche à suivre...
Dossier issu de ©Réponses
Photo
Pour les informations de temps de pose,
calcul du diafragme, correction d'exposition, ... le plus simple
est de se réferer au site suivant: pinhole
camera
Tous les liens:
Association Hélios
http://perso.wanadoo.fr/acc.photo-amateur/tech/stenope/stenope.html
http://perso.club-internet.fr/pboursin/bonus/stenope.htm
http://www.galerie-photo.com/stenope.html#construire
http://www.byc.ch/LaMap/stenope.html
http://www.lumieresenboite.com/galerie.php?rubrique=25
http://perso.wanadoo.fr/pierre.pallier/stenope0.htm
http://perso.club-internet.fr/simonet/Stenope.pdf
http://www.pinhole-photo.com/
http://www.pinhole.cz/en/index.html
http://www.pinholecamp.org/
http://www.livinginabox.net/
http://www.papercams.com/
http://www.pinhole.org/
http://pinholeresource.com/
Les contrôleurs de bains
- Contrôleur de fixateur.
Pas toujours facile de savoir si le fixaeur est encore bon ! Plusieurs méthodes pour le tester sont possibles dont celle qui consiste à plonger un morceau de film vierge et à compter le double du temps après clarification.Une autre méthode : tester le bain avec un contrôleur de fixateur :
Utilisation :Eau : 700 ml
Iodure de potassium : 190 g
Eau Q.S.P.F. 1 litre
- 5 gouttes de solution,
- 5 gouttes de fixateur,
- 5 gouttes d'eau.
S'il se forme immédiatement un précipité blanc-jaunâtre, le bain est à jeter.
- Contrôleur de révélateur.
Préparer une solution de 1/100 000 de bleu de méthylène et mélanger 5 cc de cette solution avec 25 cc du révélateur à tester.La difficulté est qu'à une goutte de bleu, il faut 5L d'eau. on prendra donc 1 goutte de bleu dans 5ml d'eau. Puis 1ml de ce mélange dans 1L d'eau. Cette opération étant plus facile à réaliser.
La vitesse de décoloration est directement proportionnelle à l'activité du révélateur. Plus la décoloration est rapide, plus le révélateur est efficace.
A chacun d'étudier en fonction de son révélateur les temps de décoloration qui seront acceptable et ce en fonction de la qualité des tirages qu'il souhaite (planche contact ou tirage d'expo)
Règle d'or
Lorsqu'on change un bain, on change tous les bains en même temps pour avoir une reproductibilité parfaite entre chaque tirage
Le SX70 et ses pellicules
Le fameux sx 70 pose problème aujourd'hui. Il n'existe plus de pellicules dédiées.Polaroïd vous informe que le film SX-70/ Time-Zero sera retiré de la fabrication durant le premier trimestre 2006. Ce retrait de fabrication est imposé par l’obsolescence des composants nécessaires à sa production. Nous comprenons combien cette nouvelle est décevante pour tous les utilisateurs fidèles du SX-70. Mais la pression de circonstances inévitables, nous ont obligés à la prendre à regret. Nous vous prions d’accepter nos plus sincères excuses pour tous les désagréments encourus
Dans sa grande bonté, Polaroïd nous explique donc la technique pour continuer d'utiliser cet appareil avec notamment du film Polaroïd 600.
À la partie inférieure des films 600, des petites bosses en plastique empêchent le chargement dans un appareil conçu pour le film SX-70. le plus simple est de supprimer les deux bosses centrales ou les 4 à l'aide d'un cutter et charger le film dans votre SX-70.

On peut aussi se servir du cache noir d’un film instantané utilisé pour charger le film 600 sans supprimer les bosses. Pour charger le film, tenez le cache par-dessous et laissez le dépasser légèrement du pack-film de manière à couvrir les bosses pendant l’insertion du film dans l’appareil photo.
Ajustement de la sensibilité l’appareil photo SX-70
Après avoir chargé un film 600 dans votre SX-70, vous devez compenser une donnée essentielle, la sensibilité.
Les pellicules 600 font 600 (640) iso au lieu des 150 des sx 70.
Elles sont donc 4 fois plus sensibles: il faut donc sous exposer de 2 diaphragmes environ (1 diaph correspondant à un facteur 2 à chaque fois)
Pour sous exposer, deux solutions:
A/
Mettre un filtre qui absorbe 2 diaphragmes (et donc divise par 4 l'exposition) devant l'objectif sans toucher au capteur de lumière pour qu'il continue de croire qu'il voit 150iso, et comme on a ajouté un filtre devant l'objectif, le pola 600 se comporte comme un 150 iso.
B/
Mettre un filtre qui absorbe un diaph (et donc divise par 2 l'exposition) devant l'objectif mais retirer le petit filtre gris devant capteur de lumière qui absorbe probablement 1 diaph aussi. Le pola 600 se comporte comme un 300iso (car il perd un diaph devant l'objectif). Mais le capteur lui, reçoit deux fois plus de lumière et donc expose deux fois moins longtemps, pensant que la pellicule est une 300iso (donc bien deux fois plus sensible que le 150).
Il existe une variante, qui est de mettre le correcteur d'expo complètement dans la partie noire, cela permet de récupérer 1,5 diaph et donc de se passer du filtre sur l'objectif. Le résultat est bon, mais on perd la possibilité de modifier l'exposition.
Pour moi, la solution B est plus judicieuse car elle permet d'avoir une meilleure sensibilité et donc d'avoir un risque moindre du flou de bougé (par le gain d'une vitesse).
Pour retirer le filtre devant le capteur :
Retirez la petite bague chromée qui entoure la cellule photo en insérant délicatement la pointe d’un petit couteau sous sa bordure et soulevez-la doucement. Vous pourrez ainsi retirer le filtre gris neutre circulaire que cette bague maintient.
.Remplacez ce filtre par un morceau de plastique fin et transparent de dimension identique (ex. cassette de CD). Remettez la bague de maintien en place
Chargez le film et placez un filtre gris neutre d’un diaphragme sur l’objectif. Le réglage de l’exposition vous permet maintenant de compenser la différence de sensibilité du film.
N’oubliez pas que le réglage de l’exposition revient à zéro lorsque vous pliez votre appareil photo.

Pour les filtres absorbant deux diaphragmes, on en trouve sur le net ou on peut en bricoler avec un filtre ND classique
Voici les étapes des modifications matérielles à effectuer. Ceci est la technique pour la solution B
Modification du capteur






Ajout d'un filtre devant l'objectif

le filtre utilisé est un ND2 si on touche au capteur (un ND4 si on n'y touche pas)

sur la photo a été installé un ND4 sans toucher au capteur, contrairement à la manip indiquée quelques photos plus haut
Certaines photos sont extraites du site Foundphotography.com

Comment fait-on pour charger un Rolleicord ancienne génération?
J'entend par ancienne génération la génération dont le chargement du film n'était pas assisté, c'est à dire sans les points rouges.
Il est très difficile en effet de trouver une documentation sur ces appareils sur internet si l'on ne parle pas la langue de Shakespeare.
Voici la marche à suivre.
1) Ouvrir la bête et charger le réceptable coté haut de l'appareil en tirant sur la molette

2) Charger la pellicule 120 côté bas de l'appareil en tirant sur la molette


3) Insérer la languette de la pellicule dans le réceptacle puis tendre un peu la bobine pour commencer à enrouler le film


4) Fermer l'appareil et ouvrir la petite fenêtre rouge du dessous


5) Bobiner le film jusqu'à voir le chiffre (1) dans la fenêtre rouge. Si la molette se bloque, il faut appuyer sur le bouton au centre de la molette et tourner.



6) Au chiffre (1) on s'arrète et on réinitialise le compteur en apuyant simultanément sur le bouton au centre de la molette et le petit bouton juste dessous qu'il faut tirer vers le bas. Cela remet le compteur de vue à 1


7) Voila, vous êtes prêts à prendre des photos.
Ce tutoriel est detiné aux modèles rolleicord à chargement manuel, comme ce Rolleicord IIb de 1938









