Les bases de la photographie



Pourquoi?
Qu’est ce qui peut bien motiver les photographes à installer tout le bazar qui est indispensable au tirage photo noir et blanc ?
Pourquoi s’embêter à tirer soi même en chambre noire ?
Pour le recadrage…
Le cadrage d’une photo s’effectue bien sûr toujours au début au moment de la prise de vue, il pourra être vertical, horizontal, … et lorsque l’on ne sais pas trop, on a toujours la possibilité de cadrer large et de recentrer la photo au tirage.
Au moment du tirage sur papier, le cadrage peut encore être peaufiné. Alors que le cadrage des labo coupe toujours un peu de la photo que l’on a prise, ici, on a la main sur toute la chaine… et un cadrage vertical pourra devenir horizontal ou inversement et donc si avec le recul, le cadrage initial ne nous plait pas, on peux toujours corriger…
Pour le format…
Bien sur, on peux recouper les photos que l’on fait retirer mais il est beaucoup plus plaisant d’obtenir tout de suite son tirage sur un papier que l’on aura préalablement découpé.
Cela permet aussi d’essayer plusieurs cadrages différents :
Format 2/3, homothétique au 24x36, ou encore les format carré (type 6x6) qui peuvent bien s’adapter a des compositions graphiques, ou enfin le format panoramique
Pour la qualité…
…de l’équilibre de la photo.
Alors que les labos fournissent le plus souvent des tirages trop contrastés ou trop ternes, avec des hautes lumières brûlées et des noirs profonds sans détail, le travail manuel permet de retravailler des zones difficiles comme un contre-jour.
En effet, le labo se contente lui de trouver le meilleur compromis au niveau de l’exposition générale et de l’appliquer à toute la photo de manière uniforme. Au labo, le tirage est ajusté jusque dans les coins et au delà de l’exposition générale, on y effectue de petites corrections dans les hantes lumières et les noirs profonds.
Pour la diversité des papiers…
Du papier brillant, au mat en passant par le papier satiné ou perlé, les teintes chaudes ou froides, on n’a que l’embarras du choix.
On a aussi des papiers plastifiés RC (type minilab) ou des papiers barytés (cartonnés : type exposition).
Dans ces derniers papiers, on retrouve des papiers originaux, de type canson, texturés, qui ne font qu’augmenter l’intérêt de tirer soi-même ses photos.
Enfin…
… car une photo est unique de par l’idée que son photographe peux bien avoir d’elle à l’étape finale :
C’est donc l’interprétation de la photo et du négatif qui est en jeu et seul le photographe sait ce qu’il veux en faire, insister sur un personnage plutôt qu’un autre, mettre en valeur une zone d’ombre, ou encore faire des marges blanches ou noires, etc….
Pour le plaisir…
…d’être l’auteur de la photo du début a la fin du circuit et de ne laisser personne interférer dans sa photo. De voir la photo apparaître dans le bain petit à petit, et de la découvrir en direct, avant même qu’elle soit sèche.
Accessoirement, pour le prix du tirage qui revient moins cher qu’à la fnac ou photo service tout en étant assuré d’avoir un tirage de meilleure qualité.
Ce sont bien entendu les avantages du tirage maison si l’on ne s’adresse pas à des labo pro qui fournissent des tirages sur mesure, sur beau papier, selon nos demandes mais qui les facturent en conséquence.
Il n’y a qu’une chose à dire : Lancez vous !
Les agrandisseurs
Le but de ce dossier n'est pas de référencer les agrandisseurs du marché mais de présenter leurs caractéristiques afin de pouvoir comprendre leur fonctionnement et de faire le bon choix pour l'usage que l'on veut en faire.Il existe plusieurs points à examiner lorsqu'il sagit de choisir un agrandisseur:
Le passe vue: C'est la partie de l'agrandisseur qui permet de placer le négatif en vue de le tirer sur papier. le format maximal de ce passe vue conditionne le type de format de négatif que l'on peut utiliser. Les entrée de gamme sont au format 24x36, format bien sûr le plus répandu, quant aux agrandisseurs plus performants atteignent le moyen format (6x6, ou encore 6x7, 6x9 ou plus...)
La colonne: La hauteur de la colonne permet de savoir jusqu'à quelle facteur de grandissement la photo pourra être tirée. c'est donc ce qui definit le format de tirage maximum. Sa robustesse et sa rigidité sont aussi 2 facteurs très importants car ils permettent d'effectuer des poses longues sans crainte de voir l'objectif bouger et ainsi de perdre de la définition sur la photo finale.
L'éclairage: Il existe 3 types de lumière: directe, semi-dirigée et diffuse.
• l'éclairage direct est celui qui fournira des tirages avec des temps de pose le plus court, car il exploite le maximum de la lumière de la tête d'agrandisseur. Cela donne des tirages très contrastés, reproduit très fidèlement les détails mais aussi les rayures.
• l'éclairage semi dirigé est la formule la plus fréquemment utilisée dans les agrandisseurs. Les tirages sont normalement contrastés et le grain du négatif est un peu atténué, ainsi que les petits défauts
• l'éclairage diffus est le 3ème type d'éclairage, et fourni quand a lui des images douces et une atténuation assez poussée des petits défauts du négatif. Les temps d'exposition sont cependant plus longs
Les filtres: On trouve des agrandisseurs avec des tiroirs à filtres, pour les papiers à contraste variable. Ceci est le système le moins cher, parfaitement fonctionnel. Mais ces tiroirs nécessitent de changer de filtre pendant un tirage qui nécessiterai plusieurs contrastes, et ce, en touchant à la tête, et donc en risquant de faire bouger quelque chose.
Certaines têtes sont multigrades, avec une molette de contraste, beaucoup plus commode à utiliser.
Le troisième type est la tête couleur, qui possède les mêmes avantages que la tête multigrade, avec la possibilité de pouvoir tirer de la couleur.
L'objectif: Avec l'agrandisseur, il faut choisir un objectif. Les Rodenstock ou Nikkor sont réputés, la focale 50 mm étant plus appropriée au 24x36 et le 80 mm plutôt au moyen format
Il est possible aujourd'hui de pouvoir s'équiper d'une chambre noire pour peu de frais, les agrandisseurs étant délaissés et mis en vente sur internet, on peut trouver de très belles occasions. Ce type d'approche force à travailler les photos et plutôt que d'essayer de rattraper une photo ratée, nous force à apprendre à mieux la réaliser dès la prise de vue. Quant aux tirages noir et blanc argentiques, il ne sont toujours pas égalés par le numérique (cela n'engage que moi bien entendu).
Profitez-en, il y en a plein sur ebay
PS: certaines références facilement accessibles aux débutants: axomat 5, omepus 6, durst M370
et pour les un peu plus confirmés: un agrandisseur terrible: le LPL 7700
Le couple Vitesse/Diaphragme
En photo, 2 des notions les plus importantes à maitriser sont le temps d'exposition (vitesse) et de diaphragme.
La plupart des appareils photos modernes sont équipés de modes priorité vitesse ou priorité diaphragme.
Définitions
La vitesse:
C'est la durée durant laquelle le film sera exposé à la lumière.
Les vitesses s'échelonnent en général de 1 ou 2 sec à 1/2000ème de seconde, plus une pose B et quelquefois une pose T.
Attention, pour éviter le flou de bougé, il faut en général utiliser une vitesse inversement supérieure à la focale (la focale étant la référence notée sur l'objectif en mm): 1/250ème de sec pour une focale de 200mm, 1/60ème de sec pour une focale de 50mm. En dessous de 1/30ème de sec, le flou de bougé est presque inévitable, et ce quelque soit la focale de l'objectif.
Qu'est ce que la pose B?
L'appareil photo réglé en pose B gardera l'obturateur ouvert tout le temps que le déclencheur sera enfoncé. Cette fonction est utilisée pour faire des poses longues (plus d'une seconde).
Qu'est ce que la pose T?
C'est une variante de la pose B qui permet de garder ouvert l'obturateur entre deux pressions du déclencheur. Pratique lors des poses de plus de 10 secondes. mais il n'est disponible que sur les appareils très anciens ou encore les appareils modernes experts ou pro.
Le diaphragme:
C'est la pièce maitresse de l'objectif qui permet de laisser passer ± de lumière à travert l'objectif.
Les ouvertures de diaphragme s'échelonnent en général de f:2,8 à f:16.
Un diaphragme ouvert à f:2,8 est un diaphragme très ouvert.
Un diaphragme ouvert à f:16 est un diaphragme très fermé.
Un objectif très lumineux peut ouvrir jusqu'à f:1,4.
Oui, il faut intégrer que la aussi, c'est l'inverse de ce que l'on pense en général.
A quoi ça sert?
Le couple vitesse / diaphragme va déterminer de nombreux paramètres visuels de la photo:
Variation de la vitesse.
Une vitesse lente peut permettre de faire apparaitre un flou forcé, un flou artistique, un filé, alors qu'une vitesse rapide permet de figer une action, un personnage, ...
Variation du diaphragme.
Le diaphragme ouvert (ex.: f:2,8) permet de diminuer la profondeur de champ (càd le nombre de plan net) alors que le diaphragme fermé permet au contraire d'augmenter la profondeur de champ.

Une profondeur de champ faible permettra d'avoir un visage net avec un fond flou dans le cas d'un portrait.
L'exposition
L'exposition correcte d'une photo impose toujours un couple vitesse / diaphragme en fonction de la luminosité du sujet.
Exemple:
Il fait beau, beaucoup de lumière >>> on augmente la vitesse et on ferme le diaphragme.
Quand on augmente la vitesse, il faut ouvrir le diaphragme pour compenser et inversement.Il fait sombre >>> on diminue la vitesse et on ouvre le diaphragme.
C'est donc à ce moment que l'on peut jouer sur ce couple, on augmente donc la vitesse quand on ouvre le diaphragme et on diminue la vitesse quand onferme le diaphragme.
Lorsqu'on ouvre d'un cran le diaphragme, il y a 2x plus de lumière qui passe. pour compenser, il faut diminuer de deux fois la vitesse. Cela permet d'avoir plusieurs couples de vitesse/diaphragme qui donnent le même résultat au niveau de l'exposition de la photo.
Les crans de diaphragme sont usuellement: 1,4; 2; 2,8; 4; 5,6; 8; 11; 16; 22; 32
Les crans de vitesse sont usuellement: 1s; 1/2s; 1/4s; 1/8s; 1/15s; 1/30s; 1/60s; 1/125s; 1/250s; 1/500s; 1/1000.
Ex.: si l'esposition correcte d'un sujet est de 1/250ème de sec à f:8, la photo pourra être exposée à 1/125ème de sec à f:11 ou encore à 1/500ème de sec à f:5,6.
En pratique
Utilisation d'une vitesse lente:
filé, flou forcé, nuit.
Utilisation d'une vitesse rapide:
figer une action.
Utilisation d'un diaphragme ouvert:
diminuer la profondeur de champ donc pour le portrait , les filés, les actions rapides,...
Utilisation d'un diaphragme fermé:
augmenter la profondeur de champ donc pour le paysage, la photo macro, ...
Attention !
Il ne faut pas oublier que c'est un couple qui est utilisé donc une vitesse rapide sous entend souvent un diaphragme ouvert et inversement.
DONC on peut déduire que les programmes résultats des appareils photos modernes sont très équivalents:
mode macro = mode paysage = priorité diaphragme fermé ou vitesse lente
mode sport = mode portrait = priorité diaphragme ouvert ou vitesse élevée
Pour éviter de faire tous les réglages et revenir à la belle époque du tout manuel, les appareils photo disposent de modes priorité vitesse (Tv) ou priorité diaphragme (Av).
Dans ces modes, on choisit le diaphragme (ou la vitesse) et l'appareil règle automatiquement l'autre paramètre en fonction du premier.
Exemple:
Si la priorité est d'obtenir un portrait bien détaché du fond, il faut une faible profondeur de champ donc un diaphragme ouvert >>> mode Av avec diaphragme ouvert.
Si la priorité est de figer une action (photo de sport) >>> mode Tv avec vitesse élevée.
Si la priorité est d'avoir tous les plan nets (ex.: paysage) >>>mode Av avec diaphragme fermé.
En règle générale, les photographes utilisent le mode Av mais le mode Tv est aussi utilisable puisque l'un dépend de l'autre.
ATTENTION: TOUT N'EST PAS POSSIBLE!
Par temps normal, il est difficile de figer une action avec une profondeur de champ élevée car la vitesse élevée avec un diaphragme fermé provoquera sans doute une sous exposition (pas assez de lumière pour exposer correctement la photo, donc photo finale trop foncée)
Les règles de composition
Le photographe doit "composer" son image c'est à dire organiser les éléments qui la composent afin de transmettre à celui qui la regarde le message souhaité.
• La bonne photographie:
Elle est basée sur 3 points importants:
- La technique doit être principalement assimilée (profondeur de champ, vitesse d'obturation...) afin de se consacrer pleinement au cadrage et à la composition de l'image.
- Le contenu de l'image doit être intéressant pour le spectateur: original, expression d'un sentiment, une émotion...
- La composition doit être travaillée.
• Lecture de l'image:
Elle se fait de manière inconsciente mais toujours de la même façon: l'œil commence la lecture par l 'angle supérieur gauche de l 'image et descend en zigzag pour aboutir finalement à l'angle inférieur droit.

De façon inconsciente aussi, nous accordons une plus grande importance et nous remarquons donc sur une photographie les éléments dans l'ordre suivant de priorité: les êtres vivants (hommes, animaux..), les éléments qui se déplacent (voitures, nuages...) puis enfin les éléments immobiles (maisons, objets, arbres...).
Il faut donc tenir compte de ces différents paramètres lors de la prise de vue et éliminer du cadrage tout les éléments qui pourraient détourner l'œil de la personne qui regardera la photo.
Au delà de cette phase instinctive, notre esprit va ensuite décoder les différents messages transmis par l'image qui seront interprétés différemment d'une personne à l'autre qui fait que certaines d'entre elles vont aimer la photo et d'autres pas.
Néanmoins il existe des règles bien établies, et admises par le plus grand nombre, qu'il faut respecter pour obtenir une bonne composition.
• Les règles principales de la composition:
Ces "règles" sont nombreuses mais il faut retenir les principales:
• Les proportions: La règle d'or en matière de division des espaces en parties inégales a été définie à l'origine par l'architecte romain Marcus Vitruvius Pollio ( siècle d'Auguste 63 av. JC - 14 ap JC). Selon lui une telle division (certes dissymétrique) paraîtra agréable et esthétique à notre oeil si :
"Le rapport entre la plus petite et la plus grande partie équivaut au rapport entre la plus grande partie et le tout".Mathématiquement, cette proportion est égale à 0,618.Démonstration: prenons trois points X, Y et Z.
X________________Y_______Z
Le respect de cette proportion engendre des images dissymétriques mais beaucoup plus agréables à l'œil.
En voici un exemple:
Les formats suivants sont conformes au Nombre d'or :
10,5 x 17 cm -> 10 x 15 cm
13 x 21 cm -> 13 x 18 cm
18 x 30 cm -> 20 x 30 cm
24 x 39 cm
30 x 48.5 cm -> 30 x 45 cm
40 x 64.7 cm -> 40 x 60 cm
On notera que ces proportions correspondent de près aux dimensions des papiers photographiques.
• Les lignes de force et les points forts:

La division du rectangle selon la règle d'or permet de déterminer les " lignes de force " horizontales (AB et CD) et verticales (EF et GH).
Cela équivaut à diviser l'image horizontalement et verticalement en tiers.
L'intersection des "lignes de force" produit 4 points forts.
Une composition photographique basée sur ces éléments sera équilibrée. On s'efforcera donc de placer, sur les lignes de force, l'horizon (au tiers supérieur ou au tiers inférieur) ou les yeux d'un personnage ( en général au tiers supérieur ).

Le centre de l'image n'est pas un point fort et il convient donc de ne jamais y placer le sujet principal. Cette erreur est souvent faite par le débutant qui n'est pas non plus aidé par le collimateur autofocus centré qui l'influence. On appelle cela "mettre le sujet en plein dans la pastille".

Exception faite de certaines photos dont le graphisme est le principal sujet, photos plutôt abstrites et qui peuvent donc utiliser le centre de la photo comme point fort. Ce type d'image est cependant souvent vouée à l'échec si la composition et le reste du sujet ne sont pas parfait.
• Les angles forts.
Dans la nature il existe de nombreuses constructions angulaires remarquables. Une photographie composée selon l'un de ces angles forts, aura un impact considérable.
Ces angles forts doivent permettre notamment de guider le regard de l'observateur vers un point fort de l'image.
• Les éléments constitutifs de l'image:
Pour composer l'image, le photographe dispose d'éléments simples qui permettent pourtant d'exprimer de nombreuses impressions.
Les lignes (droites, brisées, courbes...) constituent un élément primordial.
Les diagonales créent une impression de profondeur, d'énergie, de mouvement dans l'image:
La diagonale ascendante qui relie le coin inférieur gauche au
coin supérieur droit est la plus harmonieuse.
La diagonale descendante, du coin supérieur gauche au coin inférieur droit, parait
plus puissante et semble entraîner le regard hors de l'image.
Les lignes brisées provoquent une impression d'instabilité:
Les lignes courbes, quant à elles, expriment la douceur. C'est le cas des lignes en ellipse, en S ou encore en cercle.
On peut combiner des courbes ou des cercles avec des lignes droites et construire une image plus complexe. L'éternel coucher de soleil sur la mer en est l'exemple:
Le point attire l'attention du regard lorsqu'il se trouve seul à l'intérieur d'une surface.
Les formes sont très variées et il convient de les placer correctement dans l'image afin de leur donner un impact important. Pour mettre en valeur une forme, il faut qu'elle se détache du fond de l'image. Comme nous l'avons vu précédemment, les formes simples sont remarquées en premier par l'œil puis viennent les formes vivantes auxquelles nous sommes habitués (homme, animal...) puis enfin les formes originales construites sans logique apparente qui font travailler l'imaginaire. Voici quelques exemples de formes et l'impression qu'elles donnent:
Forme -> Impressions
Carré -> Stabilité et calme
Rectangle horizontal -> Repos, lourdeur, froideur
Rectangle vertical -> Puissance, dramatisation
Cercle -> Harmonie, douceur, équilibre
Triangle ascendant -> Spiritualité
Triangle descendant -> Insécurité, écrasement
• Les masses et leur équilibre:
Pour assurer l'équilibre de l'image, il faut compenser les masses entre elles. Pour compenser ces masses entre elles, on peut jouer sur:
- la dimension des masses
- les distances qui les séparent
- les densités de gris ou les couleurs de ces masses.
- le placement des masses les unes par rapport aux autres.
Il faut retenir qu'une masse de grande surface monopolise l'attention au détriment des masses plus petite. Son impact est donc plus important.
• Représenter l'espace et la profondeur de champs:
Une photo est plane mais il est possible d'y représenter la troisième dimension en jouant sur le positionnement des plans les uns par rapport aux autres, en utilisant le fait que plus un objet diminue de taille plus il parait éloigné et en utilisant l'effet de perspective géométrique (deux lignes parallèles semblent se croiser au loin).
Les plans disponibles:
- l'avant-plan, net ou flou, très proche
- le premier plan, toujours net, à mi-distance, contient le sujet principal
- l'arrière-plan, suggéré ou flou, se situe à plus longue distance et donne un fond à l'image
- les plans lointains ou l'infini, ferment le sommet de l'image
Le photographe doit donc veiller à utiliser une combinaison de ces plans qui lui permettra de rendre compte sur limage finale de l'aspect tridimensionnel de la scène photographiée.
La perspective géométrique est l'effet optique qui fait apparaître à notre regard les lignes parallèles convergentes vers un point de fuite plus ou moins éloigné. L'emplacement du point de fuite sur ou en dehors de l'image peut indiquer la perspective:
- au centre: perspective naturelle
- en haut: effet de contre-plongée (prise de vue de bas en haut)
- en bas: effet de plongée (prise de vue de haut en bas)
En photographie noir & blanc on peut aussi exprimer une sensation de profondeur à l'aide des différentes valeurs de gris. D'une manière générale, le passage du foncé au clair indique l'éloignement (cas classique d'un paysage assez foncé dans le bas de la photo au premier plan et le ciel clair, en haut de la photo, à l'infini).
En plus de cet aspect visuel de la vision tridimensionnelle, l'objectif photo permet d'obtenir différents rendus d'une même scène en jouant sur la profondeur de champs et la zone de netteté contrôlée par une ouverture plus ou moins importante du diaphragme.
Pour se consacrer pleinement à la composition des images, le photographe doit d'abord maîtriser parfaitement la technique pure (profondeur de champ, zone de netteté, vitesse d'obturation...). Les différentes règles de composition doivent ensuite devenir instinctives avec la pratique. Bien sûr, toutes ces règles de composition ne doivent pas apparaître simultanément sur une même photo; le tout étant d'utiliser l'effet approprié afin de réaliser une image percutante qui ne laissera pas indifférent celui qui la regarde...
Apprendre à bien scanner
Il existe de nombreuses marques de scanner et autant de pilotes, mais deux seuls vrais gros paramètres a savoir pour éviter les grosses bêtises:
- la résolution
- l'anti-poussière
Les types de scanner:
Il existe 3 types de scanner:
- le scanner à plat : pour scanner exclusivement des documents papiers
- le scanner de négatif : pour scanner exclusivement les négatifs, diapos...
- le scanner mixte : qui combine les deux, mais qui reste de qualité moindre dans le domaine du négatif qu'un scanner dédié
- Les scanners mixtes sont aujourd'hui abordables et de qualité.
La résolution
Souvent représentée par le sigle DPI (dot per inch), il représente le nombre de pixels capturés sur une même ligne de 1 pouce. Plus la valeur augmente, plus la résolution est élevée, et l'image de qualité.
Le paramètre le plus important reste la perception humaine. L'oeil ne perçoit pas une définition au delà de 300 dpi. Il ne sert donc à rien que le résultat final (tirage photo en l'occurrence) ait une définition supérieure.
La seule différence que vous obtiendrez sera un fichier plus lourd à traiter.
Bien entendu, si vous souhaitez scanner une photo 10x15cm que vous voulez tirer à un format plus grand, il faut inventer des pixels qui n'existent pas. Scanner à des résolutions supérieures pourrait être judicieux. Cependant, le scanner se contentera d'inventer des pixels tout comme photoshop ou un autre logiciel pourrait le faire, mais photoshop est bien souvent de meilleure qualité. Donc il vaut mieux scanner à la résolution classique quitte à retravailler sous un logiciel photo par la suite.
Un autre paramètre à prendre en compte est le type de support que vous souhaitez scanner: un journal, une photo, un négatif...
- Un journal ne dispose pas d'une résolution de plus de 200 dpi, voire 250 dpi sur du très beau papier couverture.
- Une photo papier brillant pas plus de 300 dpi.
- Un négatif: à fond (dans la limite du raisonnable, scanner à 7200 dpi un négatif ne sert à rien, la qualité de l'objectif de votre appareil n'allant souvent pas jusque là).
Il ne faut donc pas scanner au delà de la qualité du support original.
exemple: un négatif que l'on souhaite agrandir en format 24x36cm, à partir d'un négatif 24x36mm 10 fois plus petit, il suffira de scanner le négatif vers 3000 dpi (résolution qui rapportée au format final sera de 300 dpi).
L'anti-poussière
On retrouve des anti-poussières avec les scanners mixtes et de négatifs puisqu'ils permettent de diminuer voire de supprimer les poussières du négatif lui même.
Il existe 2 types d'anti-poussières: logiciel ou matériel.
Un anti-poussière logiciel se contente, lorsqu'il croit détecter une poussière, de flouter la zone et faire disparaître la poussière.
N'importe quel logiciel photo peut le permettre manuellement, et de manière plus précise.
L'anti-poussière matériel utilise plusieurs technologies basées sur un rayon infrarouge.
Les sels d'argent réfléchissant l'infrarouge, les négatifs noir et blancs sont donc incompatibles avec cette technologie. Il faut donc penser à désactiver l'anti-poussière (si le logiciel ne le fait pas de lui-même).
Récapitulatif:
scanner un jounal: 200 dpi
scanner une photo: 300 dpi
scanner un négatif: maximum possible
négatif ou diapo noir et blanc: désactiver l'anti-poussière
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Définition:
L'hyperfocale est définie comme la distance la plus courte à laquelle un sujet sera net lorsque la mise au point est réalisée sur l'infini.
Par exemple, avec un objectif de 35 mm, en fermant le diaphragme à f/8 et en faisant la mise au point à l'infini, l'hyperfocale est à 4,64 m. On considère donc que tous les sujets situés entre 4,64 m et l'infini seront nets.
Intérêt:
Cette technique est très utilisée en reportage car elle permet de faire la mise au point une fois pour toute sur l'hyperfocale et ne plus toucher ensuite à la bague de mise au point. Ainsi, on ne perd plus de temps à mettre au point et les photos dans l'action sont d'autant plus facilitées. Cette technique est très utilisée avec les appareils à mise au point manuelle comme les télémétriques type Leica M par exemple.L'hyperfocale d'un objectif permet de savoir à quelle distance minimale on peut afficher la mise au point pour que l'image soit nette de la moitié de celle-ci à l'infini. Si la distance hyperfocale est de 4,64 m, en plaçant le point à 4,64 m l'image sera nette de 2,32 m à l'infini.
Application pratique:
Voici la marche à suivre pour régler votre appareil sur l'hyperfocale:-Mettre l'appareil en mode manuel ou priorité au diaphragme
-Choisir un diaphragme de f/8 à f/16 pour une profondeur de champs satisfaisante
-Déplacer le repère "infini" (¥) sur le repère de mise au point
-Il suffit ensuite de lire en face du repère du diaphragme choisi la distance minimale de netteté qui correspond en fait à l'hyperfocale
Astuce: pour étendre encore plus la zone de netteté, on règle la bague de mise au point sur la distance hyperfocale trouvée et non plus sur l'infini.
Exemple: avec un 35 mm à f/8, on trouve sur la bague de mise au point une hyperfocale de 4,6 m en réglant la mise au point sur l'infini. En réglant la mise au point sur cette distance de 4,6 m au lieu de l'infini, on obtient une zone de netteté de 2,3 m à l'infini.
Plus besoin de se préoccuper de la mise au point et on peut ainsi se consacrer pleinement au cadrage et à la composition de l'image!
Pour ceux qui n'ont pas de bague de profondeur de champs sur leur objectif (ce qui est de plus en plus courant) il suffit de calculer de façon théorique l'hyperfocale en utilisant l'assistant ci-dessous.
H = FxF
/ (f x c)
H = distance hyperfocale en mm
F = longueur focale de l'objectif (28, 50mm...)
f = diaphragme choisi
c = cercle de confusion = 0,033 mm en 24x36, 0,05 mm en
6x6.
Utiliser un appareil sans mesure de la lumière
La règle des f/16 est un moyen mnémotechnique pour évaluer APPROXIMATIVEMENT les paramètres de prise de vue lorsque l'appareil ne dispose pas de mesure de la lumière
Il s'agit des anciens appareils photos de plus de 30 ans en général ou plus récents si la mesure est défectueuse.
Au lieu de ranger votre appareil au placard ou encore d'investir dans un posemètre à main, vous pouvez continuer de l'utiliser en suivant cette règle simple.
Déterminer l'exposition requise (temps et ouverture)
La règle de f/16:
En plein soleil (de 8h à 17h en été,10h à 14h en hiver) avec une ouverture de f16 utiliser la valeur ISO du film comme vitesse.
Par exemple:
Film de 200 iso , le soleil est au rendez-vous, j'utilise un des couples suivants:
ou un couple qui s'en rapproche (en général, 1/250e à f/16).1/200e à f/16
Le couple et la vitesse étant lié, on peut donc imaginer les couples suivants:
Ce sont tous des couples équivalents. La différence réside uniquement dans la profondeur de champ.1/100 à f/22
1/500 à f/11
1/1000e à f/8
Le tableau des ouvertures:
Pour un film de 100 ISO(ASA), nous pouvons raffiner le tableau avec les éléments suivants:
Vitesse d'obturation: 1/100e sec.

Pour un film de 200 ISO(ASA), nous pouvons raffiner le tableau avec les éléments suivants:

Définitions:
Sujet brillant: Un paysage, des personnes proche de la mer, du sable ou de la neige.
Sujet moyen: Des personnes, proches des maisons, des jardins, et des endroits qui ne sont pas à l'ombre. Utilisez quand des sujets sombres et clairs sont présents dans l'image
Sujet sombre: Gens en habit foncé, des arbres, des fleurs des animaux et de grands édifices en général.
Ombre ouverte: Des sujets à l'abri du soleil mais éclairé par une grande portion du ciel. Moins vous avez de ciel plus vous devez utiliser une grande ouverture.
P.S: Ayant trouvé un réglette à fabriquer pour éviter de retenir cette règle, je vous la propose au téléchargement.
Le site original est http://expomat.tripod.com/
Télécharger la réglette ici

Aberration : Terme traduisant l'incapacité d'un objectif à donner une image parfaitement nette.
Acide acétique : Il est utilisé dans le bain d'arrêt pour stopper l'action du révélateur.
On recommande une solution de 2% pour le traitement des films et des papiers photosensibles.
Actinique : Se dit d'un éclairage qui impressionne les surfaces sensibles.
Affaiblisseur : Bain chimique qui diminue la densité d'une image.
Affaiblisseur de Farmer : Solution contenant un mélange de hyposulfite de sodium et de ferricyanure de potassium utilisée pour affaiblir des négatifs ou épreuves.
Agrandissement : Réalisation d'une épreuve plus grande que le négatif.
ASA (American Standard Association) : Les valeurs en ASA définissent la rapidité des films. Par exemple, un film de 200 ASA est 2 fois moins rapide qu'un film de 400 ASA (idem que ISO, International Standardisation Organization).
Autofocus : Se dit d'un appareil photographique automatique.
B
Bague-allonge : Tube en métal se plaçant entre le boîtier et l'objectif. Elle permet d'obtenir des grossissements importants (macrophotographie) de l'image pour les sujets rapprochés.
Bain d'arrêt : Solution acide dont le but est de stopper l'action du révélateur.
C
Cellule photoélectrique : voir le terme "posemètre".
Cercles de confusion ou de diffusion : Chaque point objet donne un point d'un certain diamètre sur le film dans le cas d'une image "floue". On considére que l'image est "nette" lorsque le diamètre de ce point est inférieur à une tolérance de netteté (c ou e). Pour un appareil 24 x 36, on utilise une tolérance égale à 0,033 mm, si c'est un appareil 6 x 6, la tolérance est égale à 0,05 mm.
Châssis : Accessoire utilisant des plans-films dans un appareil grand format.
Contraste : C'est le rapport entre la densité la plus faible et la densité la plus forte d'une image.
Couleurs complémentaires : Deux couleurs sont dites complémentaires lorsque leur addition donne le blanc. En photographie, les complémentaires aux primaires sont les suivantes :
Primaires -> Complémentaires
Rouge -> Cyan
Vert -> Magenta
Bleu -> Jaune
D
Développement : Opération chimique consistant à réduire les sels d'argent impressionnés par la lumière en argent en formant l'image. La qualité du développement dépend de la température, de l'agitation et de la durée du traitement.
Diaphragme : Elément mécanique servant à faire varier la quantité de lumière entrant dans l'appareil.
Diapositive : Image positive, couleur ou noir et blanc, sur un support transparent destiné être projeté.
DIN (Deutsche Industrie Normen) : Les valeurs en DIN définissent la rapidité des films. C'est une valeur logarithmique. Par exemple, un film de 20 DIN est 2 fois moins rapides qu'un film de 23 DIN. Correspondance de DIN vers ASA : 21=100, 22=125, 24=200, 27=400,...
E
Emulsion : Nom donné à la couche photosensible des matériaux photographiques.
Exposition : L'exposition est égale au produit de l'intensité lumineuse par la durée. L'intensité lumineuse dépend du diaphragme et la durée dépend de l'obturateur.
F
Film infrarouge : Il est sensible à l'ultraviolet, au bleu, au rouge, ainsi qu'aux rayons infrarouges. Applications : photographie médicale, scientifique, aérienne, militaire.
Film lith : C'est un film orthochromatique utilisé pour la reproduction : confection de négatif et de positif intermédiaire.
Film orthochromatique : Il est sensible au vert, au bleu et à l'ultraviolet. Applications : reproduction et dans tous les cas où s'impose l'utilisation d'un film rapide et non sensible au rouge.
Film panchromatique : Il est sensible au rouge, au vert, au bleu et à l'ultraviolet. Ce film est celui que l'on utilise principalement en photographie.
Film de type A : Film inversible couleur équilibré pour une utilisation en lumière artificielle de 3400ƒKelvin.
Film de type B : Film inversible couleur équilibré pour une utilisation en lumière artificielle de 3200ƒKelvin.
Filtre : Il a la particularité de stopper une partie des longueurs d'ondes correspondant à ses couleurs complémentaires. Il laisse passer les longueurs d'ondes correspondant à ses propres couleurs.
Fixage : Opération chimique consistant à fixer les parties restées présentes sur l'émulsion après le développement.
Flash : Source de lumière artificielle (éclair) de courte durée.
Focale : Distance du plan film au centre de l'objectif, la mise au point étant sur l'infini.
Format : Taille d'une surface sensible (papier ou film).
G
Gradation : Terme définissant le contraste d'un papier photosensible. La gradation est indiquée par un chiffre de 0 à 5 pour les papiers à grade fixe mais il existe des papiers à contraste variable associés à des filtres numérotés.
Granulation : Structure de l'image photographique due aux grains d'argent répartis sur l'émulsion.
H
Hyperfocale : Distance la plus courte à laquelle on peut placer l'appareil pour que l'objectif, réglé sur l'infini, puisse donner une image nette.
I
Infrarouge : voir le terme "film infrarouge".
Inactinique : Se dit d'un éclairage de labo qui n'impressionne pas les surfaces sensibles (non panchromatique).
Incidente : voir le terme "lumière incidente".
ISO : voir le terme "ASA".
J
Joule : Unité utilisée en photographie pour indiquer la "puissance" d'un flash électronique (de studio).
K
Kelvin (symbole = ƒK): Cette unité est employée pour indiquer la température des couleurs d'une source de lumière à spectre continu.
L
Latitude de pose : Capacité d'une émulsion à accepter des expositions différentes, tout en donnant des images correctes.
Lith : voir le terme "film lith".
Longueur d'onde : Distance entre 2 crêtes d'une onde sinusoïdale du spectre électromagnétique (en nm, nanomètre). La longueur d'onde permet de caractériser une radiation donnée et la couleur qui lui est associée.
Lumière incidente : Lumière éclairant un objet ou une surface.
Lumière réfléchie : Lumière renvoyée par un objet ou une surface en direction de l'appareil.
M
Mise au point : Opération consistant à régler la netteté de l'image pour une distance donnée.
N
Négatif : Image photographique inversée.
O
Objectif : Il est formé d'un certain nombre de lentilles séparées ou collées entre elles, serties dans un barillet tubulaire lui-même porté par une monture à rampe hélicoïdale, commandée par la bague de mise au point.
Obturateur : Elément mécanique destiné à déterminer la durée d'action de la lumière sur le film.
Orthochromatique : voir le terme "film orthochromatique".
Ouverture : C'est le rapport entre la distance focale et le diamètre du diaphragme. L'ouverture est calibrée en graduations, dont le symbole est f , l'ouverture peut varier de f/1 à f/64, cette dernière valeur correspond à une ouverture aussi petit que le trou d'une aiguille. Exemple : un objectif de 120 mm de focale et dont le diamètre maximum du diaphragme de 30 mm est égale à une ouverture de 4 s'écrivant 1 : 4 ou f/4.
P
Panchromatique : voir le terme "film panchromatique".
pH : Coefficient exprimant l'acidité d'une solution. Si le pH est inférieur à 7, la solution est acide et si le pH est supérieur à 7, la solution est basique.
Plan-film : Film rectangulaire utilisé dans un appareil grand format.
Posemètre : Appareil de mesure de luminance (cellule photoélectrique), indique les valeurs en ouverture et en vitesse en fonction de la sensibilité du film.
Positif : Image photographique identique à celle du sujet original.
Profondeur de champ : Zone de netteté située en avant et en arrière de l'image du sujet.
R
Rapidité : Sensibilité à la lumière d'un film, codé DX, exprimée en DIN, ASA ou ISO.
Réfléchie : voir le terme "lumière réfléchie".
Révélateur : Solution chimique permettant le développement de l'image latente ("cachée").
S
Sensibilité : Réponse d'une émulsion à l'action d'une quantité de lumière, exprimée en ASA , ISO ou DIN.
Spectre d'ondes magnétiques : voir le terme "longueur d'onde".
T
Temps de pose : Durée nécessaire pour que une surface sensible soit correctement exposée.
TTL : Sigle du terme anglais "Through The Lens" c'est-à-dire "à travers l'objectif" faisant référence aux cellules ou posemètres effectuant leurs mesures de lumière à travers l'objectif.
U
Ultraviolet : Désigne les radiations de courtes longueurs d'ondes (entre 10 et 400 nm, nanomètre) situées en dessous du spectre visible. Les films photographiques sont sensibles aux ultraviolets d'où l'utilisation d'un filtre anti-ultraviolet par exemple en montagne.
V
Virage : Opération consistant à remplacer l'image argentique par une autre image colorée constitué par une solution chimique.
Z
Zoom : Nom donné aux objectifs à focale variable.
Histoire de la Photographie
IVe s.
av JC
Aristote découvre que la lumière du jour pénétrant par un petit
trou aménagé dans le mur d'une pièce obscure projette sur le mur
d'en face l'image inversée de tous les objets placés à l'extérieur
devant cet orifice1er s.
av JC
l'architecte de Jules Cesar, Marcus Vitruve, constate l'action du
soleil sur la colorisation de certains corps organiquesXIe
le mathématicien arabe Al-Hazen (disciple de Ptolémée) parle pour la première fois de "chambre noire"XIVe
les alchimistes constate le noircissement des sels d'argent exposés à la lumière et utilisent la "lune cornée"(nitrate d'argent) pour teindre ivoire, bois, cheveux1515
Léonard de Vinci décrit la "Caméra obscura" (Chambre Noire)
1540
Jérôme Cardan remplace le"petit trou" (sténopé) par une lentille. La chambre noire permet de dessiner avec exactitude les perspectives
1650
la chambre noire comporte des lentilles de différentes distances focales et devient transportable
XVIIIie s
1777Karl Wilhelm Scheele écrit "Chemical Observations" (étude sur le noircissement des sels d'argent)
1782
Jean Senebier (suisse) réalise la première table photométrique
1796
Aloys Senefelder introduit la lithographie
XIXie s
1800William Herschel découvre l'infrarouge
1801
J.W. Ritter identifie les rayons ultraviolets
1802
En utilisant le nitrate d' argent, Thomas Wedgewood reproduit des silhouettes sans toutefois réussir à les fixer. Il s'agit d'une expérience dérivée des tentatives précédentes de Schulze et Scheele
1806
Naissance de la chambre "lucide" inventé par William Hyde Wollaston
1813
Nicéphore Niepce améliore la lithographie
1814
M.A. Root et James Ambrose Cutting réalisent l'ambrotype
1816
1ère image de Nicéphore Niepce sur chlorure d'argent, fixées à l'acide nitrique
1819
John Herschel (GB) découvre que l'hyposulfite de sodium fait fondre les sels d' argent.
C'est le principe pour le fixage de la photographie
1822
images positives de Niepce à l'aide du bitume de Judée étendu sur une plaque de verre (bitume soluble dans l'essence de lavande et le pétrole,et insoluble là où il a été impressionné par la lumière)."Vue d'une Fenêtre",la "Table Servie". Niepce invente également la Photogravure ("Le Cardinal d'Amboise","La Sainte Famille")
1826
Nièpce : 1ère épreuve photochimique sur étain et sur verre.
1829
Contrat d'association entre Niepce et Daguerre
daguerréotypie : 1er nom officiel de la photographie
J. Herschel obtient le fixage des phototypes
1832
Hercules Florence (Brésil) met au point un système pour obtenir des images grace à l'action de la lumière.
Charles Wheaststone (GB) invente un mécanisme pour la projection stéréoscopique de type non photographique
1833
Mort de Niepce
1834
Daguerre travaille sur le procédé à l'iodure d'argent: "Daguerréotype". Il abandonne le bitume de Judée trop lent à impressionner. Il découvre qu'une cuillère d'argent oubliée sur une plaque ioduré laisse une empreinte mais que l'image est latente (non fixée définitivement). Il met au point un procédé à iodure d'argent sur plaque de cuivre argentée (un quart d'heure de pose au soleil). Le Daguerréotype eut beaucoup de succès en Europe et au USA. Le temps de pose fut réduit à une ou deux minutes.
Première utilisation du mot "photographie" par son inventeur Hercule Florence
1837
Hippolyte Bayard, Français, présente les premières images positives sur papier obtenues directement en chambre noire
1839
François Arago rend public le secret de la Photographie et fait voter "la loi sur la Photographie" (07/08/1939) : l'état acquiert l'invention le 14 juin (verse une rente viagère de 6000f à DAGUERRE et 4000f à Niepce fils) pour en faire don au monde.
Friederike Wilhelmine von Wunsch, Peintre allemand, annonce l'invention d'un procédé photographique capable de produire aussi bien des miniatures que des images en format réel
Mungo Ponton (Ecosse) individualise les propriétés photosensibles du potassium bichromate
William Henri Fox Talbot explique à la British Royal Academy le principe de son procédé pour fixer les images reproduites grace à l'action de la lumière filtrée par un objectif sur papier photosensible à l'intérieur de la chambre noire
Photolithographie de Andrew Fyfe
Astrophotographie de Samuel Morse
F.W. Herschel, première photographie sur verre
1840
Premier brevet pour un appareil photographique assigné à Alexander Wolcott (USA)
Virage au chlorure d' or de la plaque daguerréotypique (H. Fizeau)
J.M. Petzeval crée un objectif pour réaliser des portraits
1841
William Talbot met au point le procédé Négatif-Positif actuel (calopyte) donnant une image négative permettant d'obtenir par contact un nombre d'images illimités sur papier au chlorure d'argent
Electrotypie (H. Fizeau)
1842
W. H. Fox Talbot commence à publier, en 24 fascicules, le premier livre de photographies de l'histoire, The Pencil of Nature, en utilisant des copies grand format des calotypes originaux
1843
D.O. Hill et Robert Adamson ouvrent un studio de portrait à Edimburg.
1844
1er livre de photographie par Talbot, The pencil of nature
1846
Désiré Blanquart-Evrard améliore la préparation du papier servant aux négatifs et fonde à Lille la première imprimerie Photographique (450 à 500 images par jour)
1847
Carl Zeiss installe à Iéna en Prusse des usines d'optiques.
Le chimiste Eugène Chevreuil présente à l'Académie les travaux d'Abel Niepce de Saint Victor : le négatif sur verre albuminé permettant le tirage de positifs sur papier en quantité illimitée (albumine de poule étendue et séchée sur des glaces parfaitement planes, sensibilisation au nitrate d'argent ).
Henri Fox Talbot réussit sur papier négatif une Photographie en "instantané"
1848
Image en couleur du spectre solaire par Becquerel
1849
Stéréoscope à prisme de Brewster (Ecosse)
Gustave Le Gray utilise le collodion pour obtenir un très bon négatif. Une solution de coton et une poudre dans un mélange d'alcool et d'éther sont étendues sur une plaque de verre
1850
Procédé au collodion humide par Scott Archer (GB)
Fox Talbot réalise les premières photographies instantanées en utilisant des "scintilles électriques" (electric sparks) pour l'illumination.
1851
1er journal photo : La lumière, Paris.
Frédéric Scott Archer met au point la méthode au collodion humide. Ce procédé permet de réaliser des images très fines et de réduire le temps de pose à quelques secondes. Inconvénient: la plaque ne reste sensible que si elle est humide.
Création de la première Sté photo du monde : la Sté Héliographique (deviendra en 1854 la Sté Française de photographie)
1852
Londres : 1er exposition photographique
1853
Fondation de la Photographique Society of London
Adolphe Martin invente la ferrotypie, procédé au collodion humide sur plaques métalliques vernies en noir (tin-type aux USA)
Microphotographie au collodion (Adolphe Bertsch)
1854
Fondation de la Société française de la photographie
Disdéri dépose le brevet de la "carte de visite"
Durant la Guerre de Crimée, Roger Fenton, James Robertson et Carol Popp de Szathmary réalisent des photo-reportages
Premières images au collodion positif ou Ambrotype de M.A. Root et J.A. Cutting (USA)
1855
Papier au charbon de Poitevin
Taupenot invente un procédé à l'albumine, le collodion sec permettant de conserver les plaques sensibles plusieurs semaines avant l'exposition
1857
Reportage photographique sur les indiens mutinés de James Robertson
Campagne photographique en Egypte de l'anglais Francis Frith
Première photographie en couleur grace à la séparation des colorants (James Clerk Maxwell)
1858
Nadar (Félix Tournachon) fait breveter un procédé de photo aérienne (première photo en ballon au dessus de Bièvre)
1859
Exposition de la S.F.P., conjointement à la peinture, au Salon des beaux-arts. Article virulent de Baudelaire, critique d'art
L'appareil photographique panoramique Sutton est breveté
1860
Les frères Bisson (F), série sur le Mont Blanc et ses glaciers
Felice Beato photographie les évènements belliqueux en Chine et au Japon
A l'aide d'un ballon, Nadar photographie Paris vu d'en haut
1861
Nadar: photographies au magnésium dans les catacombes et les égouts de Paris
Brady (US) et son équipe couvrent la guerre de Sécession
1862
René-Prudent Dagron invente la photographie microscopique (il permit pendant le siège de Paris de 1871 de transporter 18000 dépêches, en 6 pellicules avec un seul pigeon voyageur)
Dans son essai "Colours in Photography", le physicien français Louis Ducros du Hauron illustre le système pour produire des photographies en couleur
1868
Louis Ducros du Hauron dépose une demande de brevet pour la photo en couleur. Ses "Photochromies" (1878), produites à l'aide des trois couleurs jaune, bleu et rouge n'obtiennent aucun succès
1869
Procédé trichromes de la commune de Paris, ils seront utilisées par la police à des fins répressives
1871
Maddox (GB): Gélatino-bromure d'argent
1873
1ére reproduction de la photo dans la presse (New York, Daily graph)
1874
Etienne-Jules Marey réalise la première synthèse du mouvement avec un fusil photographique à plaques de verre circulaire au gélatino-bromure d'argent
1876
Apparition du "celluloïd" (Cabutt)
1878
Charles-E Bennett (USA) découvre le phénomène de la maturation donnant aux plaques négatives une rapidité suffisante pour l'instantané
Muybridge (GB) invente la chronophotographie, ancêtre du cinématographe, avec 40 appareils reproduisant le mouvement d'un cheval au galop.
1880
Fondation de l'usine Lumière à Lyon
1881
Frederick E. Ives (USA) invente le procédé de photogravure en demi-teinte qui permet de reproduire des photographies ou d' autres images selon le meme principe que l'impression des textes.
1882
Bertillon (F): 1er fichier anthropométrique accompagné de photographies
1883
Apparition de petits appareils photographiques qui utilisent les plaques sèches (dry plates) ou film en bobines (roll films) qui représentent la naissance des appareils photographiques de large consommation.
1884
Planchon utilise définitivement le "Celluloïd" comme support des émulsions Photographiques
Eastman négative paper (US).
Carbutt (US) : Film plan sur support celluloïd
Strobophotographie (Thomas Eakins)
1887
Stroboscopie (O. Anschuetz)
1888
Eastman (US) : 1ers appareils Kodak
1889
la Cie George Eastman, représenté en Europe par Nadar commercialise les premières pellicules sur papier (100 poses), puis sur Celluloïd (24 à 28 poses)
Le photographe anglais Peter Henry Emerson publie son livre "Naturalistic Photography"
1890
Individualisation des méthodes pour définir la mesure de la luminosité de l'image, de l'exposition et de la sensibilité de l'émulsion, mises au point par Charles Driffield et Ferdinand Hurter
Publication du livre "How the Other Half Live" contenant les photographies des bas-fonds (slums) de New York réalisées par Jacob Riis
Karl Ferdinand Braun invente le tube cathodique
1891
Louis Ducos du Hauron invente les images en relief (anaglyphe) en utilisant les jumelles à verres rouge et vert.
Gabriel Lippman obtient des photos par le procédé interférentiel, méthode restée expérimentale.
1892
Thomas Edison (USA) réalise le Kinétoscope, 1er film à déroulement continu (16 img/s).
Frederick Ives met au point le système pour réaliser des photographies aux couleurs naturelles
Sortie du n° spécial de la revue "Le Figaro" sur la photographie
1893
Edison: film perforé 35mm
Négatif en couleur par addition (John Joly)
1894
1ere exposition d'art photographique, Paris
1895
Le 22 Mars 1895, Auguste et Louis Lumière inventent le "cinématographe", 1ere séance publique le 25 décembre 1893 dans les sous-sols du Grand Café de Paris.
Photographie sous-marine (F. Boutan)
1ere photo aux rayons X par Roentgen
1897
Les demi-teintes sont imprimées pour la première fois sur un journal grace à la presse à trame
(screen technique) conçue par Ives et Stephen Horgan
XXie s.
1900Naissance de l'appareil photographique Brownie fixed-focus de la Eastman,
le premier destiné à un marché de masse
1901
Pellicule d' acétate non inflammable (A. Eichengruen)
1902
En Allemagne, Otto von Bronk demande le brevet pour la télévision à couleur
1903
Les frères Lumière inventent "l'autochrome" (fécule de pomme de terre teintée aux 3 couleurs fondamentales), seul procédé utilisé par les amateurs jusqu'en 1940.
Publication du premier journal d'art photographique "Camera Work" qui cessera en 1917
1904
A New York City, Lewis Hine se lance dans la carrière de "photographe social"
1905
Ouverture par Stieglitz, à New york, de la 1er Galerie photographique: la Galerie 291
Sortie du premier n° de la revue "La Fotografia Artistica"
1907
Mise au point par Belin (F) de la Bélinographie (téléphotographie),
procédé de transmission télégraphique ou téléphonique des photos.
Le photographe américain Edward S. Curtis commence à publier "The North American Indians"
1908
Louis Dufay développe le "dioptichrome", 1ère tentative de restitution des couleurs au cinéma.
Premier Prix Nobel remporté par Gabriel Lippmann pour son invention qui permettait de reproduire les couleurs
1910
Wood (US) : Expérience en ultraviolet et en infrarouge
1912
sortie d'une plaque Agfa de type autochrome, les grains de fécule sont remplacés par des grains de résine teintée.
Expérience sur le photodynamisme des frères Bragaglia (Italie) qui appliquent au travail photographique les concepts du Futurisme
Kodachrome (Rudolph Fisher)
1915
Aux Etats Unis, les idées Modernistes d'Alvin Langdom Coburn, Charles Sheeler, Edward Steichen, Alfred Stieglitz et Paul Strand supplantent le Pictorialisme
1916
1er négatif couleur Agfacolor (D)
1918
Christian Schad, en Allemagne, et Man Ray, en France, produisent des images sans appareil photographique en utilisant la lumière directement sur papier sensible
1919
Naissance du Bauhaus à Weimar (Allemagne)
1920
Création de l'agence Keystone à Paris.
Début des expériences de photocollage et photomontage, utilisation de la photographie dans la publicité, en Europe et aux Etats Unis
Sous l'influence de Laszlo Moholy-Nagy et d' Alexander Rodchenk et jusqu' en 1928, les photographes Constructivistes et du Bauhaus utilisent de nouvelles techniques pour photographier les évènements d' actualité en utilisant les premiers plans (close-up) et des prises de vue angulaires inhabituelles
1923
1er format 24x36 d'Ernst Leitz.
1924
Le photojournalisme évolue grace à deux appareils photographiques: l'Ermanox et le Leica qui permettent des prises de vue rapides et répétées.
1926
Le Metropolitan Museum of art de New york commence sa collection de photographies
1928
La Eastman Kodak Company commence à produire les pellicules à couleur 16mm.
Mise en production du Rolleiflex, reflex à bi-objectif (twin-lens reflex)
1931
1er flash électronique par le Pr Edgerton (US)
1932
1er appareil 24x36 à objectif interchangeable.
Photographie stroboscopique (H.E. Edgerton)
1935
1er film Kodachrome inventé aux Etats-Unis par les chimiste Godowsky et Mannes
La Farm Security Administration lance un important projet de documentation photographique sur la situation économique des Etats Unis
1936
A New York, la Photo League est fondée : Berenice Abbott, Lewis Hine, Lisette Model, Aaron Siskind, Paul Strand, Walter Rosenblum en font partie
1937
Premier appareil photographique reflex à lentille unique fabriqué en Allemagne,
1939
Edward Rolke Farber (USA) invente le flash stroboscopique
1940
Le MOMA de New York ouvre un département photographie
Première pellicule couleur Japonaise.
1944
Apparition de la pellicule Kodacolor
1946
Apparition de la pellicule transparente positive Ektachrome qui peut etre travaillée dans n' importe quelle chambre noire
1947
Création de l'agence Magnum
1948
Edwin Land met au point le développement instantané (Polaroïd).
Le Japon lance l'appareil Nikon 35mm
1950
1ere " Photokina " à Cologne
Production de la première photocopieuse Xerox
1954
Naissance de la pellicule high-speed Tri-X
1955
Exposition The Family of Man au MOMA, New york
1959
Appareil Nikon f 35mm reflex à lentille unique
1960
Apparition de la lumière laser capable de transmettre des images holographiques
1963
Invention du Cibachrome
1964
Le magazine américain "look" publie la 1ère photo en relief.
1966
Ouverture de l'international Center of Photographie (ICP), New York
1968
1er reflex avec contrôle automatique de l'exposition par mesure de la lumière à travers l'objectif.
1970
1ere Rencontres internationales de la photographie en Arles
1971
Holographie (Gabor Dennis)
1974
Jean Dieuzaide ouvre la Galerie du Chateau d'Eau à Toulouse
1977
1er compact autofocus au monde.
1978
Création de la Fondation nationale de la Photographie, Lyon
1981
Mavica de Sony avec disque magnétique réutilisable pouvant enregistrer jusqu'à 50 images.
1982
Kodak Disc
1984
Mission Photographique DATAR (F)
1985
caméras compactes à magnétoscope incorporé.
1987
la pellicule la plus sensible au monde ( 3200 iso ).
1988
Présentation de l'appareil photographique numérique
1996
Apparition de l'APS
2003
Ouverture du site 400iso
2006
Redesign de 400iso
Développement du négatif
La première chose à faire: faire le tour de votre domicile pour trouver une pièce qui peut être dans l'obscurité totale. En général, la salle de bain s'y prête plus que les autres pièces: ce sera votre chambre noire. PAS DE LUMIERE ROUGE
La lumière rouge est une lumière dont les papiers noir et blancs sont insensibles, mais pas les négatifs, donc le développement débutera par le chargement du négatif dans une cuve dédié dans le noir complet. Sans cela, vous allez voiler vos négatifs.
Le développement de négatifs ne nécessite que peu d'accessoires:




- une cuve (parfaitement indispensable)
- un décapsuleur
- une paire de ciseaux
- un chronomètre ou une montre
- un thermomètre autour de 20°C et précis à 1°C près
- Toute la chimie nécessaire (révélateur film, bain d'arrêt, fixateur)
1ère étape: mettre le négatif dans la cuve.
OBSCURITE TOTALE
Décapsulez la cartouche du négatif comme une bouteille et sortez le
négatif en faisant attention de ne pas y mettre les doigts.
Coupez le bout du négatif pour qu'il soit droit, pour plus de
simplicité, faites 2 petits bords arrondis, cela aide à faire
glisser le film dans la spire.
Placez vos outils dans l'ordre de gauche a droite pour pouvoir
facilement vous y retrouver dans le noir:
spire/ciseaux/axe/cuve/couvercle/capuchon
Placez le début du négatif dans la spire et avec vos doigts, faire
tourner la spire pour aider le film à rentrer. Entraînez vous en
plein jour avec un négatif abîmé ou inutile.
Au bout du film, couper le négatif au bord de l'axe du film et
terminer de l'enrouler dans la spire. Placer la spire dans l'axe de
la cuve et placer le tout dans la cuve, refermer la cuve avec le
couvercle.
Reste le capuchon que l'on mettra uniquement lorsque l'on agitera
la cuve.
2ème étape: préparer la chimie. ON PEUT
RALLUMER
Mettre dans des récipients séparés la chimie préparée selon la
notice.
Exemple
- l'ilfosol S d'ilford est un révélateur liquide concentré à diluer. 20ml de produit plus 280ml d'eau pour préparer 300ml de révélateur
- Le bain d'arrêt comme l'ilfostop, 2-4ml environ de produit puis compléter avec de l'eau pour 300ml de bain d'arrêt
- le fixateur comme l'ilford Rapid. 60ml de produit plus 240ml d'eau pour 300ml de fixateur
Le bain d'arrêt peut être remplacé par de l'acide acétique fort à raison de quelques gouttes dans 300ml d'eau. Attention, on verse toujours l'acide dans l'eau, pas l'inverse.
3ème étape: vérifier la températureEn général, les produits sont calibrés pour être utilisés dans du liquide à 20°C. Vérifiez ça au thermomètre, sinon, adapter les temps de développement par rapport à ceux préconisés sur la notice du révélateur.
Si besoin, ajuster la température en trempant votre récipient dans un saladier d'eau chaude ou d'eau glacée.
4ème étape: faire le développementDans l'ordre, il va falloir révéler, arrêter, et fixer.
Préparer le chronomètre et le lancer juste lorsque vous versez le révélateur dans la cuve. Fermez la cuve avec le capuchon et agiter selon les instructions du révélateur.
Par exemple, ilford préconise d'effectuer des retournements pendant 10 sec toutes les minutes.
Tapoter après chaque séquence d'agitation pour décoller les bulles qui pourraient se former sur votre négatif et attendre la minute suivante.
Faire ceci durant toute la durée préconisée.
La pellicule HP5 par exemple développée à 20°C dans de l'ilfosol S dilué à 1+14 doit être développée pendant 9'30".
20 secondes avant la fin, vider la cuve en retirant le capuchon sans enlever le couvercle. et lorsque le temps de développement est fini, verser le bain d'arrêt puis agiter non-stop pendant 30 secondes environ.
Seul la durée de contact avec le révélateur doit être très précise dans le temps de développement.
Puis faire de même avec le fixateur selon les instructions de la notice, par exemple, le Rapid fixer ilford préconise 10 sec toutes les minutes, pendant 2 à 4 minutes.
5ème étape: rincer le négatifPour rincer le négatif, il faut bien sûr avoir vidé le fixateur. Versez de l'eau dans la cuve, puis agitez pendant 1 minute. Videz puis remettez de l'eau, agitez 1 minute puis verser. Faites ceci 7 ou 8 fois, cela diminuera le très gros de la concentration de produits chimiques.
Pour finir, rincez à l'eau courante en retirant le couvercle pendant au moins 5 minutes.
Pour avoir un négatif qui sèche bien, sans laisser de traces, vous pouvez faire un dernier rinçage avec de l'eau déminéralisée ou de l'eau avec quelques gouttes d'agent mouillant.
Sortez la spire de la cuve et sortez le négatif de la spire.
Faites sécher dans une pièce sèche au bout d'une pince a linge en tendant le négatif avec une autre pince à linge. Evitez de passer dans la pièce pendant que le négatif sèche, cela diminue le risque que des micro poussières se posent sur le négatif en train de sécher.
6ème étape: ranger le négatifPour bien conserver ses négatifs, vous pouvez les découper par bande de 6 et les ranger dans des feuillets de rangement négatifs que l'on peut trouver chez votre photographe ou à la FNAC.
Voilà! Vous savez à présent développer.
PS: Quelques trucs et astuces pour le développement se trouvent dans la rubrique Trucs et astuces







